"Toutes les propriétés des trois accusés doivent leur être rendues tout comme les comptes bancaires", a déclaré le juge Collins Parker. Le ministère public, qui avait obtenu le gel de ces biens l’année dernière, pourrait faire appel, selon l’adjoint du procureur Danie Smal.
Les Namibiens Teckla Lameck et Jerobeam Mokaxwa, arrêtés en juillet et libérés sous caution le mois suivant, ainsi que le Chinois Yang Fan, resté en prison faute de pouvoir payer sa caution, sont accusés de fraude, de corruption et de versements de pots-de vin.
Ils sont soupçonnés d’être liés à une affaire impliquant la société publique chinoise Nuctech, dont Hu Haifeng, fils du chef de l’Etat chinois, était le président jusqu’en 2008. La Namibie a acheté à Nuctech des détecteurs de sécurité et lui a réglé début 2009 un premier versement de 12,8 millions de dollars (9 millions d’euros), selon un document de la commission anti-corruption (ACC) namibienne.
Or cette somme, légitimement versée par la Namibie à Nuctech, s’est retrouvée sur le compte d’une autre société, Teko Trading, dans lequel les deux dirigeants namibiens de Teko et le représentant chinois de Nuctech ont ensuite puisé pour acheter des propriétés et voitures de luxe ou encore pour approvisionner un compte privé, a précisé l’ACC. Leur procès pour corruption devrait avoir lieu cette année.



