Accueil Histoire et Culture Le DEFI : « Gbe » (gbé) vs « Sonenke » (Soninké)

Le DEFI : « Gbe » (gbé) vs « Sonenke » (Soninké)

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Tout est parti du message ci-dessous qu’un compatriote m’a fait l’honneur de me communiquer :
« La langue Sooninkeh est inévitable, pour comprendre le vrai sens des mots Pharaoniens,
Ensuite la civilisation Pharaonienne : kumi : noire+ teh : terre (kmt)(xomi+teh) (Epyptienne : Misra).

Défi :


*Au Copte et à tous prétendants d’être des parents proches aux Pharaons de me signifier Cette phrase dans leurs langues : 
= xrcbt : porteur de sandales (du roi), c’est le titre qu’aimait porter les roitelets et les princes au proche orient pour plaire au Pharaon (W.3.389). 
a- xirisi : dignitaire, chef(2) + batu : suiveur du(1) = xirisibatu. (AD.1999). 
b- xiiri : (2) traîne + ta : (3) pied +batu : (1) suiveur du = xiiritabatu. 
xiirita : traîne pied : sandale, xirih+seh (xrЗsAh)(oc.) 
La mutation s→ c→ t est très fréquente en Pharaonienne et Sooninkeh), les scribes pharaons avait commis beaucoup d’erreurs orthographiques à travers les âges.

J’ai un projet de recherche, sur la signification réelle des mots de la langue Pharaonienne (noms communs, noms propres : les rois, divinités : les dieux). 
Et compte tenu des recherches menées dans ce sens à l’échelle internationale en vue de découvrir la langue originelle articulée de l’homme, il est de mon devoir en tant que chercheur de la vérité de chercher, sinon de trouver, un collaborateur, une collaboratrice ou mécène pour mener à bon port, avec celui-ci ou celle-ci, cette recherche qui, sans doute, éclairera d’autres domaines d’investigations.

Adama Daraame (Dramé) »


Fort du peu que je sais du « gbe » à travers ses différents dialectes que je m’emploie à étudier, en particulier l’ewé il m’a parut nécessaire de répondre à ce défi lancé aux descendants de Kmt.  Je pense que M. Adama Daraame qui a lancé ce défi ne sait peut-être pas que le peuple frère nommé Soninké qui a côtoyé tant d’autres peuples à l’instar des peuples de l’aire culturelle « gbé », regroupait ceux de nos frères que l’on moquait à Kmt comme étant des paresseux. Comble d’ignorance de ceux qui ont toujours prétendu savoir (j’ai nommé l’occident et ses "savants") et qui se sont basés sur des desiderata impérialistes et un complexe de supériorité dont ils se sont habillés pour cacher la réalité de l’histoire. Ce faisant bien d’égyptologues occidentaux ont pris cette singularité chez les Sonenké (Soninké) pour une généralité dont ils ont habillé toutes les populations du Sud kamt ; essentiellement les Nubiens et ce pour dire que les égyptiens antiques qu’ils ont blanchi, se distinguaient des noirs en les qualifiant de peuples paresseux.

En réalité Les Soninké sont dans l’empire kamite les habitants d’une région extrême Sud de Kmt qui avaient l’habitude de remettre à demain. Le nom Soninké (Sonenké) vient en fait de l’expression « So ne nke » (lire So né nké) et qui signifie demain quand il fera jour/ au jour de demain.
Cette manie de remettre à demain était caractéristique des populations de la région d’Assouan. Il ne s’agit aucunement ici d’un quelconque de ces préjugés raciaux dont le blanc a habillé le noir, mais de circonstance et de condition climatique peut propice au travail surtout concernant le travail physique. L’extrême chaleur qui sévissait, c’est toujours le cas, dans cette la région du Sud de l’actuelle Egypte (Nord Soudan), condition peu propice au travail, était la cause explicative de ce comportement singulier à Kamit qui valut à ces habitants un surnom qui avec le temps deviendra le patronyme désignant ce groupe.
Ce fait n’est pas rarissime car de tout temps les noms de nos peuples ont une histoire. Il y a toujours eu le nom propre, c’est à dire le nom que l’on s’est donné en tant que peuple et groupe humain, puis le nom que les autres ceux avec lesquels vous formez une communauté plus grande, une fédération en un ensemble étatique vous attribuent ; ce dernier souvent basé sur un trait de caractère qui à leur yeux vous caractérise le plus et qui fait votre singularité au sein du grand ensemble.

En général ce deuxième nom finit par l’emporter sur le nom propre car on a tendance à s’appeler soi-même. Un autre exemple caractéristique de ce phénomène concerne le peuple berbère aujourd’hui métissé en un groupe que l’on qualifie de kamito-sémitique. 
Les berbères, peuple nomades vivant en petits groupes s’étendant sur le territoire à l’Ouest de Kmt et qui va de l’actuelle Lybie à la Mauritanie se donnaient dans l’antiquité le nom de Imaghzen se définissant comme « les hommes libres » ie refusant l’autorité centralisée par le régime pharaonique. Cela n’empêche qu’ils avaient droit de cité à Kmt. 
Le nom Imaghzen s’évanouira peu à peu pour laisser place à la dénomination « Berbère » qui vient de Bara bara (Bere bere) signifiant en langue kamite antique mal. Ce nom provient en fait d’une élision ou plutôt du raccourci de la phrase « ceux qui parlent mal notre langue » en langue kamite antique, et qui servait à désigner les Imaghzen. Bara bara (Bere bere) qui signifie mal, mauvais, devient alors par contraction linguiostique (ce qui est fréquent) synonyme de mauvaise expression par le fait de cet étiquetage. 
C’est ce mot qui servira plus tard aux grecs pour désigner l’étranger : le barbare.

Le mot bara (bara bara) existe en gbé et signifie mal, mauvais mais également vrai, dans le sens où il sert dans ce cas à mettre l’accent sur l’excellence d’un geste ou la maestria avec laquelle on fait quelque chose. La langue hébreux (juifs) l’utilise également comme dans le nom "Baraabas" signifiant "vrai fils". Le mot Aba signifie littéralement "père" mais est utilisé ici pour désigner un lien de filiation certain.

Pour revenir au nom Sonenké, le vrai nom du patelin de la région d’Assouan où habitaient les ancêtres du peuple Sonenké semble perdu. On a pu retrouver une dénomination ancienne qui était « Soni ». A mon avis cela a un lien avec le surnom Sonenké. Dans une traduction littérale en Ewé : « So » signifie demain et « ni » est une expression signifiant une égalité, une ressemblance. L’expression « Ni » a le sens de « homonyme »/ « synonyme ». C’est comme on dirait que la région nommée est synonyme ou l’homonyme de demain traduisant toujours la même idée qui soutend le nom Soninké.

Pour revenir au défi : 
En me rapportant au gbe, plus précisément dans sa variante ewe/mina j’obtiens ce qui suit.
Xirisi : ce terme désigne tout simplement OSIRIS et procède d’une mauvaise prononciation induite par les arabophones sémites. La graphie d’Osiris pouvait également servir comme déterminatif pour désigner la grandeur donc un dignitaire. Osiris était désigné entre autre de Kem Our « Kem Wu R » qui signifie « l’homme noir qui a répandu la lumière, la vie (Wu = répandre, Rê : soleil synonyme de lumière de vie et bénédiction)

Ta : signifie en gbé « tête » mais aussi pieds. Ce dernier sens est moins usité et l’expression a reçu un rajout du mot « Afo » désignant les membres inférieurs pour faire distinction. «  Afota » = tête du pied pour désigner la partie qui est chassé, le coup de pied étant « afokpo », le talon = « afokpota » ou « afokpodzi », le tibia + la jambe = « afoti », le tibia étant « legbe-ze » c’est à dire l’os long séparé/double ; et la jambe ayant conservé ta (communément ata)

Tabatu (tagbatu/tagbatsu - il y a diverses prononciations) désigne la mouche. Ce qui donne littéralement les « mouches de la terre d’Osiris ». Ces mouches de l’Égypte ce sont ici les peuples sémites qui affluaient à l’époque à Kamit à la recherche de conditions de vie meilleures. Les conditions de vie difficiles en Palestine à l’époque étaient telles que cela poussait ces populations du moyen orient (Hébreux, Babyloniens, Hittites, Perses) à immigration économique et donc pacifique par vague ou plus radicalement à une immigration d’Etat, et donc hostile à travers des guerres de conquête qui visaient à s’accaparer de l’Égypte ; guerres qui ont d’ailleurs à certaines époques entrainé des occupations de Kamit.

Au-delà de ces explications l’expression qui importe dans ce défi c’est « Xiirisi tabatu » ; et elle désignerait en ce sens les vassaux de Kmt en tant que royaume/terre d’Osiris. 
Cette référence à la mouche peut sembler bizarre, voire incohérente, pour ceux qui ne connaissent pas la culture de l’ère gbe. La référence à la mouche est toujours faite dans l’aire culturelle gbe pour désigner les courtisans intriguant, les lécheurs, les emmerdeurs. Voilà au surplus, encore révélé l’un des innombrables mensonges bibliques qui concernent ici l’histoire des mouches d’Egypte, relatée dans ce qu’on appelle les plaies d’Egypte.

Xirisibatu : serait dans cette logique ceux qui emmerdent l’Egypte, c’est à dire les ennemis de Kmt.

Batu (Batutu) : signifie chercher/rencontrer (tu) la merde/ la vase (ba) mais en même temps le mot sert à désigner l’expiation par jeun aujourd’hui usité pour désigner le carême musulman (a tuba) le carême kamit retenant l’expression nulele = sceller, retenir sa bouche.

Il y a donc une connotation péjorative prise par l’expression qui peut justifier le recours au synonyme nulele, laissant le batutu à ceux qui ont été considérés comme les mouches d’Egypte.

Xirita : n’a donc dans ce contexte que le sens de Terre d’Osiris c’est à dire Kmt, et Xiriseh : désignerait la Loi Kmt, le corpus de lois du pays d’Osiris dans une précision juridique il s’agirait du droit positif du pays d’Osiris.

Du reste et pour finir, je ne suis pas d’accord avec l’assertion de l’auteur qui affirme que les scribes de Kmt ont commis des erreurs d’orthographes. Il est aisé de se rendre compte que ce sont ceux qui ont procédé au déchiffrement et les traducteurs des hiéroglyphes, qui par manque ou plutôt refus délibéré de la référence culturelle par excellence que constituent les cultures africaines, ont commis ces erreurs entraînant des incohérences. 
La langue kmit des origines est très pure car tout mot (signifiant) y désigne l’essence de son signifié. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans beaucoup de langues avec la pratique de la simplification langagière, et les charabia qui en résultent et que sont les mélanges de nos langues avec les langues européennes.

Prenons par exemple le mot « Aɖaka » ce terme désigne le cercueil (sarcophage) or le mot complet est « aɖakago » : « Aɖa » désignant la dépouille/reste, « ka » signifiant scellé/cloué, et « go » signifiant boite/poche. 
Aɖakago : signifie alors boite à dépouille scellée. Ces confusion du genre on entrainé à nommer un quartier de Lomé Aɖakpamé. Or ce mot Adakpame signifie cimetière ie l’enceinte (kpamé) des dépouilles (Aɖa). Aujourd’hui on utilise communément un synonyme pour désigner le cimetière. Il s’agit du mot « Ben-gla » (communément benigla). « Ben gla » est une expression qui veut dire érection/exposition de stèle. Une stèle étant un monument, un votif qui n’est pas forcément à destination funéraire. Les obélisques sont des Benben, tout comme des stèles taillées parfois sous forme de bas-relief. L’expression d’origine étant « benben glagla » devenu « Bengla ». Ce travestissement a finalement donné le mot « bengala » désignant vulgairement le phallus en référence à l’érection des obélisques.

Je reste persuadé qu’il nous appartient et encore plus à nos dirigeants de permettre à nos peuples de retrouver leur racine pour se construire une identité cohérente et à la suite de l’histoire qu’ont écrit nos pères avant la grande catastrophe dont la suite causera jusqu’à nos jours notre perte.

KamtRâ AtumRâ Ankhvdz THTHTP


 

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