Le 2 janvier 2010 au matin, une poupée à l’effigie de Barack Obama est retrouvée pendue dans la petite ville de Plains, dans l’Etat américain de Géorgie. Un symbole fort qui vise à rappeler aux Noirs américains l’étape la plus douloureuse de leur histoire. Une enquête est actuellement en cours pour retrouver les auteurs.
La poupée du premier président Noir des États-Unis était pendue à une corde devant une pancarte bleu, blanc, rouge sur laquelle était écrite « Plains, Géorgie. Pays natal de Jimmy Carter, notre 39e président. » Carter est en effet originaire de cette bourgade américaine de 600 habitants, où le tourisme autour de l’ancien président tient une place importante.
En août dernier, le quotidien suisse Le Matin rapportait que Barack Obama recevait une trentaine de menaces de mort par jour, soit une augmentation de 400% par rapport à l’ère Bush.
Le politologue américain Daniel Warner dressait un portrait-robot de l’auteur de ces menaces : Celui qui envoie des lettres de menaces est généralement un marginal, originaire d’un Etat rural. Il déteste le président parce que c’est un Noir, un démocrate, un intellectuel et un personnage cosmopolite. Obama incarne tout ce que rejette l’Amérique profonde. Pêle-mêle on retrouve ainsiles défenseurs de la suprématie blanche, les militants ultraconservateurs et les miliciens.
Depuis l’élection de novembre dernier, des organisations racistes et potentiellement violentes comme le Ku Klux Klan auraient recruté plusieurs milliers de nouveaux membres.



