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Police : personne ne bouge ?

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Tandis que la Grèce flambe, en France aussi la « brutalité policière » pourrait rester dactualité. Pour lancer « Police ! Personne ne bouge », une campagne à vocation nationale ciblée sur la dénonciation dune technique dinterpellation, la « clé détranglement » - le collectif organisateur a choisi la date du 6 décembre, jour du 22ème anniversaire de la mort de Malik Oussekine.
Paru en decembre 2008 sur http://latelelibre.fr/
Avec la vague de protestations qui a suivi linterpellation de Vittorio de Filippis, journaliste de Libération poursuivi pour diffamation, puis avec lémotion suscitée par lopération antidrogue au collège Marciac du Gers La Ligue des droits de lhomme estimant ainsi, après laffaire de Filippis, quil était urgent de réagir contre des dérives de plus en plus inacceptables de pratiques judiciaires et policières qui deviennent incompatibles avec lEtat de droit.
A toute cette effervescence sadjoignent aujourdhui dautres voix, en particulier certaines venues des quartiers.
Devant la plaque commémorative du 22 rue Monsieur Le Prince à Paris, on rend ce samedi hommage à Malik Oussekine. Matraqué à mort à 22 ans dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en plein conflit gouvernement-étudiants. Par deux voltigeurs motoportés
Faisant le choix de cibler leur discours, les initiateurs de la campagne « Police ! Personne ne bouge » quils ont décidé de lancer en ce lieu-symbole, demandent linterdiction de la technique dite : « clé détranglement ».
Laffaire Hakim AJIMI Grasse, mai 2008 et laffaire Lamine DIENG, Paris, juin 2007
Le jeune Lamine DIENG, âgé de 25 ans est décédé lors de son interpellation par les forces de lordre le 17 juin 2007, dans un fourgon de police à Paris. LaTéléLibre.fr sétait à cette époque intéressée de près à cette affaire.
Abdelakim AJIMI, quant à lui, décède le 9 mai 2008, à 22 ans, durant son transfert au commissariat de Grasse. Un des policiers a reconnu avoir pratiqué sur Abdelhakim une clé détranglement, « sans être à fond » raconte Lionel Châtelain (Bakchich 23 mai 2008).
Lautopsie révèle de « possibles signes » dasphyxie Au point que Jean-Louis Moreau, procureur de la République adjoint de Grasse (Alpes-Maritimes) déclarait ce 8 octobre : on a limpression quil y a peut-être eu de la part des gardiens de la paix une mauvaise prise en compte des règles quils appliquent normalement pour maîtriser les gens quand ils se rebellent. La durée de la maîtrise a peut-être aussi été trop longue » (France 3 Mediterrannée 08/10/08). Ajoutant que « Cest aux juges de décider dune éventuelle mise en examen des policiers en cause pour homicide involontaire. Rappelons quune information judiciaire pour « homicide involontaire » a été ouverte, mardi 13 mai, par le parquet de Grasse pour éclaircir les causes du décès du jeune homme.
La clé détranglement : cette technique dinterpellation, interdite dans certains pays, a valu à la France une condamnation par la Cour européenne des droits de lhomme (CEDH), le 9 octobre 2007 pour une affaire toulonaise, concernant le décès en 1998 du jeune Mohamed Saoud, 26 ans (Libé Marseille).
Au-delà, le collectif initiateur de la campagne réclame une « inspection indépendante de la police en parallèle des services existants ». Loin des cris de récupération habituels, il appelle les politiques à semparer de ce combat

Mise à jour le Vendredi, 15 Janvier 2010 00:53  

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