1/3 L'île veilleuse
Descendant des anciens esclaves, chantre de la négritude, figure-clé de la vie intellectuelle martiniquaise, Aimé Césaire fait découvrir son île, des flancs de la montagne Pelée, au nord, aux rivages caraïbes du sud. Au cours de cette promenade, sur les pas d'André Breton et de Wilfredo Lam, il dévoile les lieux liés à son action politique et littéraire : la mairie de Fort-de-France, les divers quartiers de la ville, le théâtre à l'italienne. Ainsi, il décrit une société antillaise, profondément marquée par la logique coloniale.
2/3 Au rendez-vous de la conquête
Dans le Paris des années 30 où il fait ses études, Aimé Césaire rencontre Léopold Sedar Senghor, qui lui révèle le panafricanisme et l'identité nègre, et découvre les Expositions coloniales, le jazz, l'engouement d'une certaine société pour «l'art nègre» et Joséphine Baker. Paris marque le début de son engagement politique. Parlementaire et militant communiste, Aimé Césaire se fera remarquer par la violence de ses diatribes, prenant pour cible essentielle le colonialisme et ses travers.
3/3 La force de regarder demain
Ecarté de la vie littéraire française, Aimé Césaire est étudié par les écoliers d'Afrique, d'Amérique et du Maghreb. Sa parole conserve toujours une intense actualité. Comment trouver «la force de regarder demain» après les désillusions de la décolonisation, les dérives identitaires de la «négritude» et les échecs du tiers-mondisme ? Autant de questions qu'il faudra bien aborder un jour, comme le fit Césaire avant tout le monde.



